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Certain matin, on se demande : « mais comment a-t-on pu en arriver là ? Est-ce le fruit du hasard ou la faute à pas de chance ? » Non surement pas ! si on a en-là , c’est qu’il y a eu des choix politiques et des décisions prises depuis plus de dix ans qui nous ont amener là ou l’on en est !
Bien sûr, depuis 5 ans, il y a eu plus de 60 000 suppressions dans l’éducation qui ont aujourd’hui des conséquences dramatiques sur les conditions d’accueil des jeunes mais aussi sur les conditions de travail des enseignants qui se dégradent d’année en année ! Mais cette politique de réduction de moyens n’est que la conséquence des orientations idéologiques qui sous-tendent la redéfinition en profondeur du système éducatif voulu par ce gouvernement.
Ces orientations ont été un temps camouflé, derrière en discours démagogique qui reprenait en partie le vocabulaire des syndicats les plus progressistes : Egale dignité, réussite de tous ou de chacun, élévation du niveau de qualification … certains syndicats ont signé, PAS LE SNUEP-FSU qui a depuis le début dénoncé ces attaques !
Aujourd’hui, le bilan est lourd et la responsabilité des organisations syndicales qui ont accompagné ces transformations est grande ! Les conférences de l’ensemble de ces contres réformes sont dramatiques pour les jeunes, pour le système éducatif et pour les personnels. Même l’OCDE tire la sonnette d’alarme : En France, 10,6 % de la dépense publique est dédiée à l’éducation contre 12,9% en moyen OCDE. L’Ecole de la république non seulement n’arrive plus à réduire les inégalités mais elles les aggravent ! Le taux de scolarisation des jeunes de 15 à 19 ans a diminué entre 1995 et 2009, passant de 89 % à 84 %. Et que dire des enseignants qui ne sont plus formé et qui sont parmi les moins bien payé !
La réforme du BAC PRO 3ans participe à cette casse du système éducatif. Il engendre une augmentation des décrochages scolaire, ne permet pas d’élévation de niveau de qualification. Il s’attaque à la qualité de la formation et casse les diplômes. Il dénature la mission de l’enseignement professionnelle qui ne permet plus de faire réussir les élèves les plus fragiles et le fait rapprocher de plus en plus de l’apprentissage axant principalement la formation sur l’insertion professionnelle immédiate au dépend d’une formation global de l’Homme, du citoyen et du salarié.
Du 13 au 20 Octobre, vous étés appelé à voter vos représentants. Votre vote permettra au syndicat que vous avec choisi d’être plus forte et de pouvoir défendre la vision de vous avez de votre métier et de l’enseignement professionnel.
Alors pour redonner de l’ambition au service public de la formation sous statut scolaire, pour défendre votre statut, pour améliorer vos conditions de travail, pour la réussite de tous les jeunes. Votez SNUEP, votez FSU !

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TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE, LA REALITE EST TOUT AUTRE !
Notre ministre « de la communication du gouvernement » se félicite d’une rentrée réussie. La réalité est tout autre !
Les suppressions successives de postes et les « réformes » mal préparées mettent le système sous fortes tensions. La politique « d’optimisation » des moyens a atteint ses limites : aujourd’hui tous les voyants sont au rouge. Ainsi, comme le souligne le rapport de l’IGAEN* publié récemment, ces restrictions budgétaires préparent assez peu l’avenir.
Malgré cela, Luc Châtel décide de continuer cette politique catastrophique et annonce d’hores et déjà la suppression de 16 000 postes pour le budget 2011 dont 5000 dans le second degré, alors que les effectifs repartent à la hausse 24 300 élèves en plus en 2010 en lycée professionnel et 14 000 de plus en 2011**.
Une partie de ces suppressions de postes (3000 ETP) devrait être trouvée grâce au remplacement des professeurs stagiaires partant en formation par des étudiants en Master qui effectueront ainsi un stage en pleine responsabilité. Remplacer des professeurs non formés par des étudiants, il fallait oser. Il l’a fait.
Cette rentrée, c’est aussi la mise en place de la nouvelle autonomie des EPLE. Dans ce domaine, le ministère frappe très fort avec le dispositif CLAIR, qui doit à terme remplacer l’ensemble des dispositifs de l’éducation prioritaire en collège et lycée. Ce nouveau dispositif qui n’apporte aucun moyen supplémentaire permettra aux chefs d’établissement d’embaucher localement leurs professeurs en leurs faisant signer des contrats d’objectif sur 5 ans. Ainsi, il affiche clairement sa volonté de transformer les établissements scolaires sur le modèle de l’entreprise privée et de gérer les enseignants comme des cadres du secteur privé.
Dès à présent, le gouvernement impose sa vision des services publics qui a des répercussions sur notre métier et nos conditions de travail. Cependant, il ne faut pas se résigner. Les lycées doivent être le premier lieu de résistance à cette politique qui tente de casser le statut des enseignant-es en brisant le collectif et en s’attaquant au principe même de l’égalité et d’intérêt général. Il faut continuer à se battre pour défendre une autre conception de notre métier et une autre vision de l’école.
Cette lutte est une lutte de tous les jours. Alors, dès à présent, ne restez pas isolé, réunissez vous entre collègues pour faire entendre votre voix, pour défendre vos droits, syndiquez et faites syndiquez vos collègues.
Nous serons plus forts ensemble, tous ensemble pour défendre l’enseignement professionnel public et laïque.
Jérôme Dammerey
Co Secrétaire Général
*Retrouve le rapport et les analyse du SNUEP sur : www.snuep.com
**Les notes d'information - DEPP - N°10.14
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Pendant de nombreuses années, l’enseignement professionnel a su former, en remédiant à leurs difficultés, les élèves les plus éloignés de l’Ecole. Avec la création dès 1985 des baccalauréats professionnels, il a participé de façon importante à l’augmentation du niveau de qualification. Mais depuis, aucune politique volontariste en faveur du développement et de la rénovation de l’enseignement professionnel n’a été mise en œuvre. Bien au contraire, alors que l’on pensait la bataille entre scolarisation de la voie professionnelle et l’apprentissage définitivement gagnée, les politiques menées depuis lors n’ont eu de cesse de développer l’apprentissage en affaiblissant progressivement l’enseignement professionnel !
Longtemps abandonnés, ces personnels étaient pourtant en attente d’une réelle rénovation de la voie professionnelle. Les enseignants attentaient une réforme qui aurait pu permettre une égale reconnaissance des trois voies de formation (générale, technologique et professionnelle) en respectant et en valorisant les spécificités de chacune d’entre elles. Une réforme qui aurait donné à l’enseignement professionnel les moyens de développer ses missions qui sont à la fois de former le citoyen, de le préparer à un métier tout en lui permettant une poursuite de ses études, notamment en BTS.
Mais comment peut-on réformer l’enseignement professionnel indépendamment du reste du système éducatif et redéfinir la voie professionnelle sans avoir eu une réflexion globale sur l’ensemble des voies de formation ? Comment réformer l’enseignement professionnel sans s’interroger sur les causes de l’échec scolaire afin d’y remédier à tous les niveaux d’enseignement, ou même, sans avoir une réflexion approfondie sur l’orientation et sur la revalorisation des métiers auxquels il prépare ?
En octobre 2007, X. Darcos en annonçant la généralisation du baccalauréat professionnel en 3 ans a fait le choix de ne pas répondre à ces questions. Présentée dans la plus grande opacité, cette réforme de la voie professionnelle ne s’est jamais appuyée sur des principes éducatifs répondant aux besoins des collégiens issus de la classe de troisième. Elle s’appui sur un audit de la voie professionnelle qui incluait d’avance dans son cahier des charges les objectifs comptables du gouvernement. Parallèlement une vaste réflexion était engagée afin de définir des bases pour la réforme de la Formation Professionnelle, réflexion qui a engendré souvent un renforcement de l’attaque contre notre voie de formation en plébiscitant au passage l’apprentissage.
Plus d’un an après cette annonce, que sait-on de la réforme de l’enseignement professionnel décidée par ce gouvernement ? Quels changements cette réforme aura sur les élèves des lycées professionnels, sur ses enseignants ainsi que sur les conditions d’exercices de leur métier ?
Ce site a vocation à :
- promouvoir l'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL
- permettre à chacun de connaitre les positions du SNUEP-FSU sur les différents dossiers en matière de formation profesionnelle.
- Susciter et élargir débat et réflexion sur l'avenir de l'enseignement professionnel public et laïque.
Bonne visite !Jérôme DAMMEREYCo secrétaire général
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